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Fin des cookies en 2023 : Revirement de situation chez Google

Fin des cookies en 2023 : Revirement de situation chez Google

Google avait annoncé en 2021 que Chrome mettrait un terme aux cookies tiers en 2022 puis a repoussé cette date à mi-2023 car ses “outils de substitution” n’étaient pas prêts. Mais que s’est-il réellement passé ? Et où en est l’avancement du projet “Privacy Sandbox” censé pallier à la fin des cookies tiers ?
La fin des cookies sur le web - Nerepix

Le rôle de Google dans la fin des cookies

Pour commencer, faisons le point sur les cookies car non, nous ne parlons pas des délicieux petits gâteaux aux pépites de chocolat. Les cookies sont des fichiers qui contiennent des données récoltées à partir de votre navigation sur le web (nom d’utilisateur, centres d’intérêts, âge…).

Il en existe 2 sortes qu’il faut différencier :

  • les cookies tiers, qui sont collectés et stockés par des individus qui ne sont pas les propriétaires du site visité.
  • Les cookies appelés “first party”, qui sont collectés et stockés uniquement par le propriétaire du site visité.

 

Vous l’aurez compris, les cookies tiers sont contraires à la protection des données personnelles puisque en les acceptant, vos données finiront dans les mains de nombreuses entreprises dont vous ignorez l’existence. 


C’est pourquoi la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique & des Libertés) a réglementé les cookies en mars 2021 en obligeant les sites à faire consentir les internautes à la présence de cookies tiers. Mais en réalité, combien d’internautes regardent vraiment les petites lignes avant d’accepter les cookies sur un site ? C’est pour cela que de nombreuses entreprises les utilisent encore. 


Sachez que les cookies ne sont pour autant pas que néfastes : c’est grâce à eux que les entreprises bénéficient de ciblage pertinent lors de leurs publicités sur le web ou sur les réseaux sociaux. Et c’est également grâce à eux (ou à cause, selon votre point de vue) que vous avez des publicités en rapport avec vos centres d’intérêts.


La suppression des cookies tiers est donc susceptible d’impacter les campagnes publicitaires : en tant qu’entreprise vous toucherez donc une cible moins pertinente et en tant qu’internaute vous verrez des publicités qui vous correspondront moins.


Mais venons-en à Google qui a annoncé la fin des cookies sur Google Chrome, initialement prévue pour début 2022 et finalement repoussée à la mi-2023.

Le géant s’est engagé à cesser de prendre en compte les cookies tiers dès mi-2023 jusqu'à les faire totalement disparaître dans un délai de 3 mois. 


Vous pensez sûrement “quelle belle initiative en faveur de la protection des données personnelles !”, sauf qu’en réalité de nombreux autres navigateurs comme Safari ou Firefox ont déjà mis en place un blocage de cookies tiers depuis plusieurs années… mais comme Google centralise plus de 90% des recherches sur internet c’est de lui qu’on parle le plus.


Mais si Google est déjà en retard sur ses “concurrents”, pourquoi reporter la date de fin des cookies ? Voici toute l’histoire…

fin des cookies sur Google - Nerepix

Le flop de la méthode FLoC proposée par Google dans son projet Privacy Sandbox

À la suite de son annonce, Google Chrome a lancé en 2021 un projet nommé “Privacy Sandbox” pour palier à la fin des cookies. 

 

Ce projet a pour vocation de protéger les données personnelles des internautes tout en permettant aux entreprises de disposer d’outils pour développer leur activité autour de leur cible. Il s’articule pour cela autour de 4 objectifs  :

 

  • Assurer aux internautes un suivi limité sur le web
  • Lutter contre les cyber-attaques et spams en tous genres 
  • Continuer la diffusion de publicités pertinentes aux internautes
  • Analyser l’efficacité des publicités numériques

 

Le projet Privacy Sandbox doit donc s’articuler autour de différentes méthodes de ciblage publicitaire pour atteindre ses objectifs.

C’est dans ce cadre que Google a présenté la méthode FLoC (Federated Learning of Cohorts, ou en langage français compréhensible “ciblage par groupe” ).

En gros, Chrome génèrerait des grands groupes d’utilisateurs (appelés “Cohortes”) ayant visité des sites similaires et donnerait la possibilité aux annonceurs de sélectionner un grand groupe à qui diffuser sa publicité.


Pour vous la faire courte, les internautes ne seraient donc pas identifiés individuellement (mais identifiés quand même).

 

Dans sa lancée, Google a aussi ajouté que la méthode FLoC serait en open source (cela veut dire que tout le monde peut avoir accès au code source du logiciel et l’utiliser). 

En résumé, Google prévoyait, comme pour la plupart de ses algorithmes, que les navigateurs concurrents l’adopteraient aussi. Mais ce que Google n’avait pas prévu c’est que de nombreux navigateurs se sont opposés à ce projet (comme Firefox, Brave, Vivaldi et Duckduckgo, entre autres). 


Et pour couronner le tout, la Commission Européenne s’est penchée sur ce projet et a décidé de réaliser une enquête pour suspicion d’abus de position dominante.  

suppression des cookies sur internet - Nerepix

Le rebondissement de Google avec Topics

Après plusieurs mois de silence, Google vient d’annoncer qu’il renonçait à la méthode FLoC. Mais c’est mal connaître Google de penser qu’ils n’avaient pas de riposte : ils ont en effet profité de cette annonce pour dévoiler une alternative à cette méthode : Google Topics.


Google Topics serait beaucoup moins intrusif que FLoC pour l’internaute car il n’y aurait que 350 topics (donc concrètement, cela reste le même principe de groupes mais plus grands donc contenant des internautes moins ciblés). 

Les sites utilisant ce service auront donc accès à des groupes d’internautes susceptibles d’être intéressés par leur publicité mais n’auront plus accès à leurs historiques de navigation.

L’internaute devrait aussi avoir la possibilité de décider ne pas partager ses topics avec le site qu’il visite.


C’est encore tôt pour l’affirmer mais cela risquerait d’impacter fortement le ciblage des campagnes publicitaires des annonceurs…


Ainsi, les données acquises grâce aux cookies “first party” deviennent donc indispensables pour les entreprises qui vont devoir les exploiter eux-même pour améliorer leur connaissance de leur cible.


C’est dans cette idée que l’on commence à voir l’émergence du “zero-party data” qui consiste simplement à demander à l’internaute de partager des informations. 

On vous entend déjà penser “personne ne prendrait le temps de le faire”, mais s'ils disposaient d’une contrepartie comme un code promotionnel ou des avantages sur votre site ? C’est une possibilité à envisager… 


Pour anticiper la fin des cookies tiers sur Googleappelez Nerepix pour faire auditer votre site web !

écrit par

Chargée de communication

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